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Exposition « En découdre, quatre regards sur le fil »

« C’est l’envers qui vous dit la vérité ».
Louise Bourgeois

« En découdre » a lieu dans le cadre de la Biennale textile « Beauté(s) », à Clermont-Ferrand, au sein de la Galerie Catherine Pennec.

Mes nouvelles broderies sur papier y sont présentées en résonnance avec les œuvres de Théo Beaumont, artiste verrier, Stefano Bianchi, photographe, et Vicario, peintre.

Voici un lien vers le site de la Galerie :

https://www.catherinepennec.com/fr/expositions/expositions-en-cours

« Mue », 18 x 18 cm, 2026, détails

La Biennale du Textile – Clermont-Ferrand « Beautés »

« Anciennement connue sous le nom de FITE, la Biennale Textile de Clermont-Ferrand est devenue l’un des rendez-vous internationaux majeurs consacrés à l’art textile contemporain.

Depuis sa création en 2012, elle a accueilli près de 200 artistes issus de 54 pays et attiré plus de 360 000 visiteurs.

Pour cette 8ᵉ édition intitulée « Beauté(s) », plus de 120 artistes venus de 24 pays exploreront du 1er juillet 2026 au 10 janvier 2027, la diversité des regards portés sur notre monde à travers les multiples expressions du textile contemporain. »

« Cette exposition réunit quatre artistes aux univers très différents qui, chacun à leur manière, interrogent le textile, le fil, la mémoire des matières et les objets du quotidien :

Théo Beaumont, artiste verrier, présente ses étonnants « Textiles » : de fragiles trames de verre filé qui reproduisent l’illusion du tissu et suspendent la lumière dans l’espace.

Stefano Bianchi, photographe, sublime des objets modestes et familiers à travers un travail subtil sur la lumière et la matière, révélant une beauté souvent insoupçonnée.

Lou Salamon, artiste brodeuse, transforme le fil en matière organique et sensible, explorant les frontières entre vivant, imaginaire et mémoire.

Michel Vicario, peintre et plasticien, détourne d’anciens torchons familiaux pour y inscrire des figures humaines empreintes de sensualité et de poésie, révélant les traces du temps et de l’histoire domestique. »

Catherine Pennec

« Déjà exposée à la Galerie Catherine Pennec lors de l’exposition « Eau et Lumière : broder le vivant » (28 novembre 2025 – 10 janvier 2026), Lou Salamon nous avait ouvert les portes de son univers organique, composé d’insectes, de végétaux et de formes vivantes et aquatiques. À travers un ensemble de broderies, de dessins et de matières hybrides, elle invitait le spectateur à explorer un monde où le vivant se révèle dans toute sa complexité.

Cet été, nous la retrouvons dans l’exposition En découdre – 4 regards sur le fil, où elle se fond dans le thème du textile. Au fil de créations comme Terreur domestique, Mue ou Moisissure le fil compose des motifs d’une grande finesse. Les couleurs éclatantes, les motifs répétés et les perles de verre subliment des formes que l’on aurait tendance à ignorer, voire à repousser, révélant la beauté là où on ne s’attend pas à la trouver.

Ici, les insectes, les moisissures ou encore les petites créatures qui peuplent discrètement nos intérieurs deviennent les sujets de compositions minutieusement brodées. Avec des œuvres aux titres évocateurs comme Fissure, Rouille ou Rampants, Lou Salamon nous invite avec humour tout comme les autres artistes de l’exposition (Stefano Bianchi avec ses serpillières, Théo Beaumont et Vicario avec leurs torchons) à regarder autrement ce que l’on évite d’ordinaire, révélant alors une beauté insoupçonnée. »

Déjà exposée à la Galerie Catherine Pennec lors de l’exposition Eau et Lumière : broder le vivant (28 novembre 2025 – 10 janvier 2026), Lou Salamon nous avait ouvert les portes de son univers organique, composé d’insectes, de végétaux et de formes vivantes et aquatiques. À travers un ensemble de broderies, de dessins et de matières hybrides, elle invitait le spectateur à explorer un monde où le vivant se révèle dans toute sa complexité.

Cet été, nous la retrouvons dans l’exposition En découdre – 4 regards sur le fil, où elle se fond dans le thème du textile. Au fil de créations comme Terreur domestique, Mue ou Moisissure le fil compose des motifs d’une grande finesse. Les couleurs éclatantes, les motifs répétés et les perles de verre subliment des formes que l’on aurait tendance à ignorer, voire à repousser, révélant la beauté là où on ne s’attend pas à la trouver. »

Article rédigé par Justine Malaty le 23 juin 2026

« Terreur domestique », 1m20 x 70 cm, 2026, détails
« Terreur domestique », 1m20 x 70 cm, 2026

Grâce à cette œuvre, j’interroge aussi les transmissions entre générations au sein de l’univers domestique.

« Terreur domestique » souligne que parfois, le plus gros cafard ou nuisible de la maison n’est pas forcément l’insecte, mais peut être un conjoint menaçant, ou un oncle, un grand-père, une grand-mère etc…

Je cherche ici à représenter un linceul végétal. Habitée par la tristesse de la disparition des espèces à cause du réchauffement climatique, je brode des restes de végétaux et d’algues qui semblent séchés par la chaleur, et empreints d’un sang vieilli. A la manière d’un linceul qui préserve l’empreinte du corps d’un saint, lorsque la broderie vitrail est éclairée sur l’envers, elle semble évoquer une empreinte botanique. A l’inverse, lorsqu’elle est éclairée sur l’endroit, le végétal apparait bien vivant, presque symphonique.